J'ECRIS DONC JE SUIS...

Publié le par Déborah Bernardeau




J’écris, donc je suis…

 

J’écris parce que je pense que les mots sont des armes

Plus fortes que les canons aux couleurs mortifères

Quand bien même ma plume ne sécherait que des larmes

Je glisserai dans mes vers quelques joies éphémères

 

J’écris parce que  mon cœur ne sait pas exprimer

Autrement qu’en poème les non dits de mon âme

Et lorsque mes maux je couche sur le papier

Je me sens rejaillir comme une douce flamme

 

J’écris pour dénoncer la folie meurtrière

Dans un monde corrompu et souillé par le sang

Qui coule hémorragique au gré de toutes ces guerres

Dont s’abreuvent sournois et cruels les puissants

 

J’écris pour croiser des regards poétiques

Sur le chemin fleuri des rencontres littéraire

Comme autant de richesses, de joutes dialectiques

Qui tissent un fil humain entre esprits ouverts

 

 

 

 

 

Publié dans créations poétiques

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Arlette+Philbois 20/05/2009 19:59

Nous écrivons tous pour une raison personnelle qui nous est propre...C'est ce qui nous fait avancer dans la vie...

merci du partage... je trouve ton écriture trés aérienne, j'aime beaucoup, c'est mon ressenti !

Déborah 21/05/2009 12:02


Oui chacun a son propre cheminement littéraire en fonction de sa sensibilité, de son vécu et de ses attentes également quant à ce mode d'expression. Merci pour le compliment concernant la qualité
de ma plume, cela me touche beaucoup.
Amicalement
Bonne journée
Déborah


Diogène 15/05/2009 09:37

Bonjour Déborah,

Pour répondre à ta question : "Qu'entends-tu par... j'écris pour refermer sur moi les parenthèses... Est-ce une des raisons qui te poussent à écrire ?"

c'est juste.Intuition féminine ou connaissance du sujet... Je m'étais pourtant, me semblait-il, suffisamment dissimulé en une formule abstruse et lapidaire.

J'ai écris un texte un jour qui, succintement, ajoutait ceci : ...parce qu'il y a le plaisir évident de jouer avec les mots. Parce que cela m'est aussi nécessaire que de respirer.

Amitiés,
Diogène

Déborah 15/05/2009 10:28


Bonjour Diogène,

Intuition fémine, peut-être effectivement... connaissance du sujet assurément. Pour moi aussi l'écriture est une manière de "refermer sur moi des parenthèses", raison pour laquelle, probablement,
ta manière d'écrire, ta sensibilité littéraire me touche avec autant d'acuité. Je ressens chez toi, même si effectivement, tu te "caches" derrière les non dits de tes mots, une volonté d'exorciser
tes souffrances par le biais de l'écriture. Je me trompe peut-être, mais c'est ce que je ressens. Pour le moment je te connais assez peu, mais tes mots m'interpellent, me questionnent. Pour moi
aussi, l'écriture m'est aussi nécessaire que respirer... elles sont mon seul moyen d'expression lorsque les maux m'emprisonnent et me terrent dans un silence opressant. Elles sont aussi une manière
de traduire ma perception tangible du monde constituant de fait une médiation entre moi et le réel tel que je l'envisage.
Mes amitiés.
Déborah


Marc+de+Metz 14/05/2009 19:54

Merci Déborah, tous tes mots sont pour moi percutants et plus encore émouvants. Je m’y retrouve, ils me sont presque familiers…
Un petit extrait de mes mots :

Ecrire lire ressentir c’est vraie façon de refuser sa vie redite
Mots mis bout à bout d’un vécu tenu secret tant que pas dévoilé
Survivre solitaire prisonnier de vides fait rester en des médites
Blogger ses vies c’est envoyer mots dans d’autres vies initiées

Découvrir pour apprendre plus sur nous dans toute peine
S’enrager dans la lecture de vies plus esseulées que la notre
Lire d’autres destins encavés d’habits pesants de déveine
Résonance appuyée de cris murmurés en renvois aux nôtres

Merci de passer dans mes mots, merci, je t’embrasse, Marc de Metz.

Déborah 14/05/2009 20:15



Bonsoir Marc,

Merci de m'avoir fait partager à travers ce poème ta conception de l'acte d'écrire. C'est une marque de confiance que j'apprécie. Tes mots témoignent d'une trés grande sensibilité . Au fil de tes
écrits j'apprends à te connaître, et cela me conforte dans l'idée que ton âme est pleine d'empathie envers autrui. D'ailleurs le passage de ton poème :"S’enrager dans la lecture de vies plus
esseulées que la notre" en témoigne.
Merci à toi pour ton post trés gentil. Passe une excellente soirée.
bisous.
Mes amitiés
Déborah



Diogène 14/05/2009 11:18

Bonjour Déborah,

Tu as ce talent de dire le beau et fustiger la laideur.
Et surtout de le faire en rythmant le propos à la cadence justifiée des battements de coeur et du souffle retenu de nos respirations.

J'écris pour refermer sur moi les parenthèses.
Amitiés,
Diogène

Déborah 14/05/2009 19:57


Merci Diogène pour ton post. C'est trés gentil de ta part. Qu'entends-tu par "j'écris pour refermer sur moi les parenthèses ?". Est-ce une des raisons qui te poussent à écrire ? Je partage assez
cette idée... Il y a certaines parenthèses, certaines cicatrices de l'existence qui se pansent par les mots...
Amitiés
Déborah


Jackie 13/05/2009 22:49

Ecrire à l'encre de son âme...

Déborah 14/05/2009 19:45


Effectivement, le poète écrit un peu à l'encre de son âme...
Amicalement
Déborah