ENTENDS-TU...

Publié le par Déborah

ENTENDS-TU …

 

 

Entends-tu au loin la valse des violons

Qui caressent nos tympans de leur douce mélodie

C’est peut-être bien en fait le sifflement du vent

Qui chantonne gaiement la bise qui s’enfuit

 

Entends tu au loin les rires des enfants

Qui se chamaillent en cœur de leur esprit léger

C’est peut-être bien en fait le tango trépidant

De la rivière qui bruisse de son cours effilé

 

Entends tu au loin le martèlement sourd

Du fer que l’on bat dans la forge surchauffée

C’est peut-être bien en fait l’avertissement lourd

De la terre qui gronde d’être si souvent souillée

 

Entends tu au loin les villageois qui dansent

Au feu de la Saint Jean en ronde rassemblée

Nul doute qu’il s’agit du  feu qui dans sa transe

Crépite  de sa flamme pour les moissons fêter

 

 

 

Publié dans créations poétiques

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Diogène 16/05/2009 11:13

Bonjour Déborah,

Ce poème est un rythme qui scande.

Il est léger et grave, insouciant et lourd. Mais il est aussi festif et mélancolique.
La ronde se met en place. Est-ce pour tourner le dos à toutes les vilenies de l'année ou pour tourner en dérision le rien qui restera d'elles après extinction du brasier ?
Renforcement du soi ou extraction de ses propres démons ?

Belle journée à toi,
Diogène

Déborah 16/05/2009 18:14


Bonsoir Diogène,

Décidément, je vois que ta capacité d'analyse est toujours aussi affûtée ! Je dirai pour répondre à tes interrogations qu'il y a un peu des deux : renforcement de soi à travers ce moment festif des
feux de Saint Jean qui voit la concrétisation d'une année de travail et la cohésion du groupe villageois et en même temps volonté d'exorciser, de "jeter au feu ses propres démons", ses péchés mais
aussi ses angoisses (peur d'une mauvaise récolte par exemple). Beacoup de justesse dans tes propos Diogène encore une fois. Merci à toi.
Bonne soirée.
Amicalement
Déborah


enriqueta 16/05/2009 08:21

Oui! Quelle joie!

Déborah 16/05/2009 18:00


Ravie que cela t'ait mis du baume au coeur Enriqueta ! A ton service !


princedudesert 15/05/2009 12:03

J ai entendu tous ces bruits qui frissonnent notre ouie.Le bruit de la forge m a vraiment fait fremi car je travaille comme conservateur dans une ancienne forge-musée.Une vraie symphonie de bruits melodieux.
Au faite je suis interéssé par ton jeu de poésie.
Cprdiallement

Déborah 16/05/2009 17:41


Ravie que ce poème t'ait plu. Le métier que tu exerces doit être interessant.
Cordialement
Déborah


René+Poète 15/05/2009 11:39

Bonjour Déborah,
Merci pour ta réponse sympatique.
Oui tout comme toi je suis un exilé qui a adopté cette belle région de Bourgogne en 1968 en côte d'or plus précisément, tout a fait par hazard puisque je suis originaire de Paris ou je ne retournerai pas habiter pour tout l'or du monde.
Amitiés Poétiques de René

Déborah 16/05/2009 17:40


Bonjour René,

Moi j'habite dans le département de l'Yonne. J'ai travaillé deux ans à Paris dans le cadre de l'exercice de ma profession et moi non plus je ne voudrais pas vivre à Paris même si on me promettait
monts et fortunes !!!
Amitiés poétiques de Déborah


Maïlyse 15/05/2009 08:38

Bonjour déborah
J entends au loin ton doux chant, celui d'une époque où malgré les durs travaux de la terre, ils savaient après tant de dur labeur s'amuser et se retrouver pour faire la fête...
Je me suis laissée bercer par tes mots, une petite évasion bien agréable...
Passes une bonne journée à bientôt
Bises amicales.
Maïlyse

Déborah 15/05/2009 10:23


Bonjour Maïlyse,

Ravie que mes mots t'aient offert un petit moment de rêve et d'évasion. Effectivement, même si la vie était dure, nos aïeuls savaient se retrouver lors de moments de convivialité, rassemblés par
l'envie d'être ensemble.
Passe une bonne journée également.
Au plaisir de te lire à nouveau.
Bises amicales
Déborah