L'ARAIGNEE QUI CHERCHAIT UN MARI...

Publié le par Déborah




L’araignée qui cherchait un mari

 

 

Un jour une araignée se balançant doucement

Sur la toile qu’elle avait au gré du temps  tissée

Décida de piéger dans sa toile un amant

Afin que le bellâtre accepte de l’épouser

 

 

Car l’arachnide était vieille fille voyez vous

Et des mâles velus il y en avait bien peu

Qui à notre araignée fixaient des rendez-vous

Afin de lui conter de doux mots amoureux

 

Il faut dire que la belle de ses mœurs excentriques

Avait si l’on en croit la rumeur qui circule

Piqué frénétiquement un insecte asthénique

Rageuse qu’il se moque de ses frêles ridules

 

Ainsi par dépit  que ses sœurs soient mariées

Alors qu’elle était la plus vieille de toutes

Elle tressa de ses fils une prison effilée

Où croupirait d’ennui des insectes sans nul doute

 

Mais derrière cette vengeance savamment orchestrée

Se cachait la détresse d’une araignée fleur bleue

Qui faute de trouver jolie patte à son pied

Voulait par la ruse trouver un amoureux

 

Je vous entends déjà balbutier indignés

Que l’on devrait punir cette ingrate demoiselle

D’avoir osé pu croire qu’elle pourrait capturer

Le cœur d’un prétendant en infâme sauterelle

 

Mais l’histoire à dire vrai mérite l’attention

Car alors qu’une mouche dans la geôle construite

Se préparait fiévreuse à cette maudite union

Le destin s’amusa de cette chose inédite

 

Alors que les bancs depuis peu publiés

L’arachnide s’apprêtait à se faire charmante

Pour forcer son fiancé à dire oui à jamais

Elle mourut asphyxiée par une bouche aspirante

 

 

 

Car voyez vous c’était jour de grand ménage

Dans la pièce poussiéreuse où elle s’était lotie

Et la bête soufflante goba sans autre hommage

L’araignée qui tomba dans le sac bien rempli

 

Et le mâle victime de cette machination

Que devint-il pauvret en ce sinistre jour ?

Et bien par chance alors il s’enfuit bien poltron

Et échappa de peu au tourbillon d’amour

 

S’il faut une morale à cette étrange histoire

Ce sera de rappeler qu’il faut laisser le temps

Ramifier de ses fils amoureux pleins d’espoir

Les idylles qui naissent  au gré des sentiments

 

Rien ne sert de forcer le cours du destin

Sous peine de finir comme cette sotte araignée

Dans le ventre glouton d’un étrange engin

Mastodonte puissant par les hommes inventés

 

 

Publié dans créations poétiques

Commenter cet article

Arlette+Philbois 20/05/2009 20:05

Un célébre proverbe nous dit "mieux vaut être seul que mal accompagner", une vérité, une réalité éclaboussante.

bises

Déborah 21/05/2009 12:06


Oui effectivement... je connais aussi ce proverbe, mais alors se pose un autre questionnement : comment rompre cette solitude ? Notre araignée a été sotte car elle ne pouvait pas forcer le destin
en "capturant un amoureux". Pour autant, cette araignée était avant tout une personne trés seule et dans un sens elle traduit l'angoisse existencielle de ne pas être aimée. Merci pour ton post trés
sympa.
Amicalement
Déborah


laura wendling 19/05/2009 20:01

j'adore c'est tres sympa :p

Déborah 20/05/2009 12:08


Merci à toi Laura.
Amicalement
Déborah


Luminelle 19/05/2009 12:36

Joliiii ! bravo à toi pour cette fable mignonette mais dont la morale est bien trouvée.
Bonne journée.

Déborah 19/05/2009 18:57


Mille mercis à toi Lumi pour ton post trés sympa.
Bisous
Déborah


prince du desert 18/05/2009 19:58

Dans ma tristesse, je pousse des sanglots longs.Je gémis comme le son des cordes des violons.
Mes larmes tombent comme les feuilles de l'automne.
La disparition tragique de cet enfant blesse mon coeur
Et noie mon ame dans une mélancolie d'une langueur
Bleme , suffocante triste et durement monotone.


Voici ce que ça donne le jeu poétique que je t'ai proposé en composant avc les rimes du celebre poeme de Verlaime" les sanglots longs".J espere qu il te plaira.Avec toutes mes amitiés

Déborah 19/05/2009 19:18


Un trés beau poème... vraiment trés émouvant. Je le valide de suite. Ton poème me fait penser à l'univers lyrique du "Roi des Aulnes". Est-ce que tu connais ?
Mes amitiés
Déborah


princedudesert 18/05/2009 15:45

Bonjour chere amie
Dans le cadre de tes jeux poetiques ,je te propose le jeu suivant:
Composer un poeme dont les rimes se termonet par les mots d'un poeme de Paul Verlaune et qui était utilisé par les resistants français durant la 2eme guerre mondiale.Voici la structure:

--------------------des sanglots longs
--------------------des violons
--------------------de l'automne
--------------------blesse mon coeur
--------------------d'une langueur
--------------------monotone.
J espere que ma proposition de ce jeu poétique va retenir tn attention et interesse nos amis les poetes.Amitiés cordiales

Déborah 19/05/2009 19:16


Bonjour Prince du désert,

Ton jeu poétique est une trés bonne idée. Je viens de mettre en ligne le jeu. Merci à toi pour cette idée de jeu poètique.
Bonne soirée !
Amicalement
Déborah