Ma participation au jeu de Fuxa et Fuxy "le terrier des renards"

Publié le par Déborah

Une bouteille à la mer…

 

Si je devais jeter une bouteille à la mer

A toi mon ami, je te la destinerai

Afin que tu comprennes que même éphèmère

Réelle et sincère fut ma douce amitié

 

Je laisserai voguer mon âme sur l’océan

Espérant qu’un beau jour la lettre te parvienne

Et qu’au seuil de ta vie tu comprennes vraiment

Que chaque jour encore tu coules dans mes veines

 

Bien sûr cette missive ne te parviendra pas

Car ton cœur me renie et méprise mon souvenir

Pourtant mon amitié jamais ne tarira

Car un serment j’ai fait et ne veux le détruire



 

 

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abekabeprince du desert 28/05/2009 18:25

Bonjour Deborah  Je vous propse un nouveau jeu poetique  toujours en s'inspirant de la chanson d'automne de Paum Verlaine, je vous invite à composer un poeme de 6 vers en se servant des vers suivantsTout suffocantEt blême, quandSonne l'heure,Je me souviensDes jours anciensEt je pleureVoici ma participation:  Dans la tourmente, j'avance  tout suffoquant  Au creux de cettea grisaille épaisse et bleme quand  Je sens mon coeur s'affaiblit et sonne l'heure  De l'éveil de mes souvenirs , je me souviens  De ton amour perdu ancré dans des jours anciens  Je reve de ce temps qui passe et je pleure      Merci à tous

Déborah 28/05/2009 18:55


Trés bonne idée Prince du désert ! Je lance ce jeu poétique dés demain.
Mes amitiés
Déborah


Diogène 28/05/2009 15:30

Bonjour Déborah,
 
Belle composition une fois encore . Il n’est pas aisé de laisser vivre une amitié à l’écart de toutes ces avidités, ni de toutes tensions qui régissent le commun de nos relations. Lorsque nous y parvenons, le vertige est tel qu’il nous devient impossible d’expliquer pourquoi cette fois le brasillement perdure.
 
Il y a ce sentiment qui jette comme un voile de désespérance au fil de ton poème.
Il y a cette impression tristement dérangeante que tu considères cette amitié comme définitivement perdue.
Car enfin, à la reconquérir, charger la mer messagère de colporter ta requête jusqu’au destinataire désigner, c’est bien s’affranchir du concret et s’en remettre au symbole, non ?
Tout dis, vraiment, que tu te propulse régulièrement dans la douleur de l’absence comme pour te rassurer qu’elle fut un jour présence.
Tu as comme mis cette amitié sous perfusion tout en ayant compris combien elle était gravement atteinte. Et son inertie affichée enténèbre l’espoir…
 
(Pas gai le Diogène en ces mots. Sensibilité trop exacerbée peut-être.)
 
Belle fin de journée à toi, Déborah,
Mes amitiés,
Diogène

Déborah 28/05/2009 18:51


Bonsoir Diogène,

Alors là franchement je te dis chapeau bas ! C'est comme si tu avais lu dans mon âme comme dans un livre ouvert... Je suis époustouflée... Oui effectivement tu as raison je considère cette amitié
comme définitivement perdue même si s'attarde comme un espoir desespéré matèrialisé par cette bouteille à la mer... Il faut être deux pour croire en l'amitié entre deux êtres... et cette amitié
n'est hélas plus réciproque... Tu as également parfaitement bien analysé la situation lorsque tu dis que je me propulse dans la douleur de l'absence pour me persuader que cette amitié a existé...
car enfin Diogène, est-il possible qu'une amitié se termine avec la brutalité d'un coup de tonnerre, sans même qu'il y ait possibilité de discuter sur sa réalité ? Alors oui parfois, j'en viens à
douter, à me demander si amitié partagée il y a eu réellement... mais à chaque fois que je me pose cette question, je vacille et je sombre dans une profonde mélancolie...alors je jette une
bouteille dans la mer tumultueuse de ma conscience... tout en sachant que cette bouteille n'arrivera probablement jamais au destinataire... ou plutôt ne suscitera aucun intérêt chez le
destinataire... Cette amitié est encore sous perfusion car elle se nourrit de l'espoir desespéré qu'une discussion est encore possible... mais cette perfusion ne risque t'elle pas au final de
m'injecter une dose supplémentaire de souffrance ? Je n'en sais rien... pour le moment je suis un peu "paumée" par rapport à tout ça...
Bref j'admire une fois de plus ta grande justesse d'analyse Diogène.
Mes amitiés
Belle soirée à toi
Déborah


Corinne 27/05/2009 21:28

Mzeci d'être passée sur mon blog,je d"couvre à mon tour le tienJe note l'adresse et je reviendraibisous

Déborah 28/05/2009 17:49


Merci beaucoup pour ta visite sur mon blog Corinne et au plaisir de te lire à mon tour à nouveau.
Bisous
Déborah


Violette+Dame+Mauve+Mystica 27/05/2009 17:41

Ce poème résonne en moi comme une histoire connue. Je viens de perdre une amitié, enfin que je croyais une amitié, la cause ? Amie déboussolée, veut se détacher de tout ce qui lui rappelle le passé et sous l'emprise d'un homme machiavélique revenu vers elle dès qu'elle a hérité une forte somme à la mort de sa mamy.Destin étrange mais qu'y faire ? Continuer à vivre la conscience tranquille...Bisous

Déborah 28/05/2009 17:29


Bonsoir Violette,

Il n'est jamais évident de perdre un(e) ami(e) surtout lorsque l'on a cru trés fort à cette amitié. L'histoire de ton amie est quelque chose de terrible et je suppose que tu dois être écoeurée, à
juste titre, par cette situation. As-tu essayé de lui ouvrir les yeux sur la réalité des sentiments de cet homme envers elle ? Peut-être si elle refuse de t'écouter, finira t'elle par en prendre
conscience par elle même et renouera des liens d'amitié avec toi. Je te le souhaite de tout coeur en tout cas. Merci pour ton trés beau défi poétique auquel j'ai participé avec beaucoup de
plaisir.
Bisous
Amicalement
Déborah


prince+du+desert 26/05/2009 16:29

 DE PUIS LA NUIT DES TEMPS , LES ENFANTS ON TOUJOURS PAYE UN LOURD TRIBUT A CAUSE DE LEUR INNOCENCE ET DE  LA BETISE DES HOMMES...AMITIES

Déborah 26/05/2009 19:59


Oui... les enfants sont les premières victimes de la folie des hommes : guerres exploitant des enfants, prostitution infantile... et j'en passe. C'est tout simplement révoltant et dramatique.
Amitiés
Bonne soirée
Déborah