UN SAMEDI SOIR A PARIS
Paris,
Avril 2008,
Un samedi soir,
Aéroport Charles de Gaulle,
Il fait presque nuit.
Un taxi noir s’arrête,
Une portière s’ouvre,
Dans la brume et le silence
De la nuit qui s’avance.
Une femme en descend.
Une femme brune
Aux cheveux bouclés
Belle, très belle,
Portant juste un jean
Et un pull col roulé,
Elégante, fine,
Du genre de beauté,
Qui se passe d’accessoires
Et d’artifices
Car sa beauté à elle
Rayonne de ses cheveux,
Irradie de ses yeux
De sa bouche entrouverte
De tout son être
Tout simplement.
Un homme la suit, grand
Très beau lui aussi, mais
Moins à l’aise qu’elle
Dans son corps.
On sent qu’il est porté
Par sa beauté à elle.
On sent qu’elle le tient
Par un fil invisible
Et que si ce fil se rompt
Il ne tiendra plus debout
Il va s’effondrer.
Il ne sera plus rien.
Il porte une grande valise
Et un sac élégant.
Ils avancent assez lentement.
Ils ne sont pas pressés.
Ils se dirigent vers le guichet,
Ils enregistrent les bagages.
Et puis, ils s’asseyent
Dans le hall de l’aéroport.
Ils restent là un peu plus longtemps que prévu.
L’avion se fait attendre
Des turbulences dans les airs.
L’attente est difficile.
Il ne sait que faire de ses mains,
De ses pieds
Qui bougent tout le temps.
Elle parle, lui parle,
Lui dit les choses qu’on devine.
Elle essaie de lui sourire,
De le faire sourire.
Il a du mal à réagir.
Il ne voit rien autour de lui,
Il ne voit pas les gens
Courant dans tous les sens.
Il ne voit pas le mouvement.
Il ne voit pas le petit enfant
Qui tombe devant lui.
Il n’entend pas les annonces
Du haut parleur.
Et tout à coup, il entend une annonce
Celle de son avion à elle.
Alors, ils se lèvent ensemble.
Ils marchent très lentement
Vers la porte d’embarquement
Une dernière porte à franchir,
La plus pénible pour eux.
Ils s’arrêtent,
Ils se regardent.
Alors, lui qui, jusqu’à présent
Restait quasiment figé,
La tire contre lui, la serre,
L’embrasse,
Ne peut plus la lâcher.
Ce sont des adieux sans fin
Jusqu’au moment où,
Ils comprennent
Que ce doit être fini.
Ils s’embrassent une dernière fois.
Ils se touchent une dernière fois.
Ils se regardent une dernière fois.
Puis elle détourne la tête.
Elle marche vers la porte
Elle franchit la porte
Elle est déjà de l’autre côté.
Elle part pour très loin
Elle part pour toujours.
Lui demeure, immobile, sans rien faire.
C’était un samedi soir sur la terre.
25 Avril 2009
Michèle Durand
La participation deTétrao
Un samedi soir sur la terre,
J’ai jeté mes écrits dans la joie, la tristesse,
Au janus des mots au trop plein d’overdoses.
Et il y a cette page soliton,
Et tous mes poèmes avec leurs blessures.
Dans le désert de mes sanglots
Aux yeux des internautes trop nombreux,
Qui font émerger sous leurs claviers,
Cette toile infernale,
Piégeant mes labyrinthes au fin fond des ténèbres.
Un samedi soir sur la terre,
Je reste devant cet écran vide,
Qui absorbe ma souffrance,
Qui reflète la peur de mes mots.
Et mes liaisons squelettiques
Recensent mes amitiés nouvelles,
Recensent mes amours mortes,
Qui s’enracinent en s’enfuyant.
Tétrao
La participation de Marie

Cette nuit-ci échouée là
là et pas ailleurs
entourée de ses amis
toujours un peu étrangère
Cette nuit-là échoué ici
las, un peu rêveur
insatisfait, solitaire
ne s'attendant pas à la trouver là
Pourtant c'est elle, sa soeur
il le sait, il le sent, c'est clair
pour un éclair pour un regard entr'aperçus
son sourire a changé soudain elle l'a vu
elle le reconnait, son frère
vers lui soudain tambourine son coeur
Ils vont se parler c'est sûr
se rencontrer se retrouver une fois encore
Qu'importe c'est toujours cette même morsure
qui de soleil la nuit dore
Et même si c'est toujours pareil
parce que c'est lui parce que c'est elle
plus rien ne sera jamais pareil
Un courant a traversé l'onde et fait frissonner l'aile
Ça me dit de sortir sur terre
un samedi soir sur la terre

Le vent soufflait dans tes cheveux
Ta nuque avait un parfum d’ambre
Je me surpris à faire un vœu
Un samedi soir sur la terre
La grand-mère gardait la chambre
Elle ne voulait plus bouger
On était alors en décembre
Un samedi soir sur la terre
Il n’avait plus rien à manger
Dans son pays, c’était la guerre
Il aurait voulu tout changer.
Un samedi soir sur la terre.
Elle était heureuse naguère
Elle entend encor son aveu
Mais elle n’espère plus guère
Le vent flottait dans ses cheveux
Un samedi soir sur la terre
Un samedi soir sur la Terre, instinctivement,
Deux amants s'étreignent tendrement,
Etendus sur un divan.
Se dévorant des yeux,
Leurs baisers langoureux
Se font, progressivement, fougueux.
Par d'agiles jeux de mains,
Ils effleurent, coquins,
Leurs corps dénudés avec entrain.
La Belle, sur le ventre allongée,
Par son Prince se laisse dominer,
Et autorise son âme à s'évader.
Massages aux huiles essentielles,
Caresses expertes et sensuelles,
Amplifient leur soif charnelle.
Mots doux, à son oreille, sussurés,
Promesse de plaisir avouée,
Elle murmure "Encore, Bébé"...
Dans une complicité débordante,
Ondulations enivrantes,
Respirations haletantes.
Ultime tourbillon de désir,
Sans nul mot lui dire,
Elle lui offre l'élixir.
Le Bien-aimé vient savourer
La chaleur et l'humidité
De sa douce intimité.
Leurs deux corps n'en forment qu'un,
Souffles en osmose et câlins,
Explosion de plaisirs divins.
Luminelle - 03/12/2008
La participation de Marc de Metz
La participation de Sarah
UN SAMEDI SOIR SUR LA TERRE
Un samedi soir sur la terre
Une enfant change de maison
C’est un week-end sur deux
Ses parents ont divorcé
Elle est au milieu
Il lui faut laisser sa chambre
Son joli petit lit rose
Son petit chien, ses poupées et peluches
Son jardin, son portique
Et…. surtout sa maman
Elle va se retrouver dans l’autre chambre
Chez la copine de papa
Cette chambre qu’elle partage
Avec l’autre enfant
Celle de l’amie de papa
Et cela se déroule toujours ainsi
Tous les samedis soirs sur la terre
Puisqu’elle part le samedi matin
Et revient le dimanche soir
Elle n’aime pas l’autre enfant
Parce que son papa à elle, a choisi
De s’en occuper, l’enfant de l’autre
Tous les jours de tous les mois
De toutes les années
Alors qu’elle, la vraie petite fille de papa
Elle a deux journées et le samedi soir
Un week-end sur deux
Pourquoi s’occupe-t-il de l’autre enfant
Et pas d’elle, dur à comprendre
Quand on a 7 ans
Qu’a-t-elle fait ?
Est-ce sa faute ?
Maintenant elle sait écrire
Alors tous les samedis soirs de la terre
Elle raconte à son cahier toutes ses pensées
Qu’on n’est pas heureuse
Que des bêtises des parents,
Les enfants n’y sont pour rien
Elle est dans le sas, dans l’entre-deux
Tiraillée, prise en otage
Car elle l’aime son papa
Elle aime davantage maman
Parce qu’elle est toujours avec elle
Mais si c’était pareil avec papa,
Elle l’aimerait autant
Et c’est ainsi que se passent
Tous les samedis soirs sur la terre
Pour une enfant égarée
Dans les plis et replis
Des couples décrépis
© sarah frane 2009
j'ai essayé de prendre le ton, le langage d'une enfant de 7 ans
La participation de Violette (La Dame
mauve)
Image sur site Marc de Metz
Un samedi soir sur la planète
Par le petit bout de la lorgnette
Eblouie par la couleur violette
Je visitai les astres par le rêve
Profitant d’un moment de trêve
Dans ma vie, instant de grève
Pour de mes soucis me libérer,
Apprécier le calme et la sérénité
Du vaste univers astral étoilé,
laissant aux pauvres hères
Que des songes éphémères
Un samedi soir sur la terre
Texte Violette W-R le 02 07 2009
La participation de Scribio
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Scribio
UN SAMEDI SOIR SUR LA TERRE
Un samedi soir sur la terre
Une enfant change de maison
C’est un week-end sur deux
Ses parents ont divorcé
Elle est au milieu
Il lui faut laisser sa chambre
Son joli petit lit rose
Son petit chien, ses poupées et peluches
Son jardin, son portique
Et…. surtout sa maman
Elle va se retrouver dans l’autre chambre
Chez la copine de papa
Cette chambre qu’elle partage
Avec l’autre enfant
Celle de l’amie de papa
Et cela se déroule toujours ainsi
Tous les samedis soirs sur la terre
Puisqu’elle part le samedi matin
Et revient le dimanche soir
Elle n’aime pas l’autre enfant
Parce que son papa à elle, a choisi
De s’en occuper, l’enfant de l’autre
Tous les jours de tous les mois
De toutes les années
Alors qu’elle, la vraie petite fille de papa
Elle a deux journées et le samedi soir
Un week-end sur deux
Pourquoi s’occupe-t-il de l’autre enfant
Et pas d’elle, dur à comprendre
Quand on a 7 ans
Qu’a-t-elle fait ?
Est-ce sa faute ?
Maintenant elle sait écrire
Alors tous les samedis soirs de la terre
Elle raconte à son cahier toutes ses pensées
Qu’on n’est pas heureuse
Que des bêtises des parents,
Les enfants n’y sont pour rien
Elle est dans le sas, dans l’entre-deux
Tiraillée, prise en otage
Car elle l’aime son papa
Elle aime davantage maman
Parce qu’elle est toujours avec elle
Mais si c’était pareil avec papa,
Elle l’aimerait autant
Et c’est ainsi que se passent
Tous les samedis soirs sur la terre
Pour une enfant égarée
Dans les plis et replis
Des couples décrépis
© sarah frane 2009
j'ai essayé de prendre le ton, le langage d'une enfant de 7 ans