GLOUTONNERIE SOURICIERE
Gloutonnerie souricière
Un jour une souris peu prudente il est vrai
Attrapa un fromage dans un piège déposé
Mais alors que fougueuse elle rebroussait chemin
Le piège se referma sur elle et son festin
Terrassée de douleur par ce vil stratagème
Elle se débattit pour briser ses chaînes
Tandis que par ici vint à passer un chat
Qui flairant le nuisible, ses babines retroussa
La souris à la vue de ce monstre félin
Qui salivait d’envie, d’elle épancher sa faim
Songea un court instant à se laisser croquer
Sans aucune résistance ni désir de lutter
C’est alors, qu’odorant, le fromage délicieux
Chatouilla ses papilles d’arômes vaporeux
Qui lui rappelèrent le soir où jeune souriceau
Elle goûta à ce met qui lui plut aussitôt
La gloutonnerie avide d’une jeune souris
Fait parfois des miracles dans cette course à la vie
L’exhortant à se battre pour d’autres lendemains
Qui rempliraient ces jours de pareils festins
Tandis que le rongeur réfléchissait ainsi
De ses dents aiguisées et pleines d’appétit
Le chat songea d’abord à croquer le gruyère
En guide d’amuse bouche à ce repas sommaire
C’est alors qu’un miracle sublime se produisit
Quand à force de lutter notre douce souris
Parvint dans un sursaut à libérer son corps
De l’étreinte funeste qui la liait aux ressorts
Le chat au même moment s’emparait goulûment
Du fromage déposé par des humains patients
Mais alors qu’il allait dévorer le fromage
Le piège se referma sur son nez sans partage
La souris effrontée récupéra son gain
Et s’enfuit se cacher dans un trou prés des siens
Tandis que les miaulements plaintifs du matou
Alertèrent ses maîtres qui libérèrent le fou
L’espoir est une chose que l’on doit cultiver
Même quand comme la souris on est désespéré
Car ces petites joies que nous offre la Vie
Justifient à elles de relever ces défis
