défi poétique en musique
Comme nous avançons à grands pas de la fête de la musique, je vous invite à ce petit jeu poétique "musical". A partir de l''écoute de l'extrait musical ci-dessous du groupe Your hand in mine dont le titre de la chanson est "The Youngest One Had A Rose In His Mouth", composer un poème en vers ou en prose. Le thème est libre et seul compte l'expression de vos émotions à l'écoute de cet extrait musical... Pas besoin de savoir parler anglais, il s'agit d'une composition instrumentale !!!
Je sais, ce n'est pas facile...mais bon vous êtes tellement forts qu'il faut bien que j'augmente un peu la difficulté de mes jeux au fil des semaines !!!!!
Amusez vous bien. 3, 2, 1, à vos plumes ! Pas de limite date pour ce jeu...
Comme d'habitude, envoyez moi vos créations en commentaires de l'article et je les publie.
Les participants :
Arlette Philbois ( Vers le ciel ) lien
Damien Verhée (la fleur sauvage) lien
Ma participation (oiseau lyre)
Diogène (Socrate en délire) lien
Marie (Marie-Prose) lien
Cristal (le blog de Cristal) lien
Marc (Cap Metz) lien
Anitaya (le blog d'Anitaya) lien
Maïlyse (le lotus baigné des mots) lien
Sicko (déréliction) lien
Jakline (lignes de fuite) lien
Fuxy (le renard du terrier) lien
Eva48 (les doudous d'Eva) lien
La participation d'Arlette Philbois
Ne laisse pas passer,
Le vent léger d'éternité,
Arrête un instant,
écoute son discours,
Il offre, une leçon d'amour.
Une mélodie du bonheur,
Exhale ses senteurs,
Avec le bouquet de fleurs,
Une myriade d'amour,
Pourvoit en billet de retour.
Ne cherchez pas à comprendre,
Laissons aller la différence,
Sur les pas de la chance,
Vient de naître la délivrance.
Vogue en symbiose sur les flots,
L'écume des mots,
Murmure des syllabes sans détour,
En belles envolés l'amour.
Le temps incertain peut détruire,
N'abandonne et construit,
Délivre ton empreinte indélébile,
Il nourrira ton espoir sublime.
La splendeur du coeur couronne,
L'arc-en-ciel bénit des joies qui sonnent.
Essuyant tous les pleurs,
Pour faire fuir le malheur.
Le challenge, le défi,
Celui de l'amour en héritage,
Ne prendra aucune rides,
Car l'amour est un partage.
La pensée d'un seul jour,
Ne peut ni s'user, ni s'en aller,
Car il rime avec toujours,
Pour ne pas oublier.
Ne laisse pas passer,
Le vent léger,
Arrête un instant,
écoute son discours,
Il offre une leçon d'amour.
Arlette Philbois
La participation de Damien Verhée
La mélancolie
C'est cette force immobile
Qui ne nous laisse pas tranquille
Cette braise brûlante
Sur la poudrière de notre coeur
C'est ces peurs terrifiantes
Qui nous tenaillent à toute heure,
C'est l'impossibilité de te voir
C'est ces pleurs, seul, dans le noir,
Cette plaie qui fend le coeur,
Cette boule au fond de la gorge
La mélancolie.
C'est ce parfum sur ma veste
Abandonné comme un témoin
Des bribes du passé qu'il me reste,
De ces souvenirs emprunts
De toi, de tes yeux, de ton corps
C'est cette folie qui me dévore,
C'est ce vide dans mes yeux bleus,
Ce poids qui rend si malheureux,
La mélancolie.
C'est ce désespoir dans ma vie,
Tous ces moments que l'on avait construis,
Cette amertume coincée dans la bouche
L'envie de se laver le cerveau sous la douche,
Le goût de rien, pas même une autre,
C'est être un Jésus sans ses Apôtres,
Ce sont ces funestes idées accablantes
Qu'il n'y a plus de princesse charmante,
C'est cette idée de ne pouvoir finir vieux
Sans ta présence à mes côtés,
C'est ce mal qui me ronge ô mon Dieu,
Quand j'imagine que tu aies pu m'oublier.
La mélancolie.
Damien Verhée
Ma participation
Rêve musical
Sur un lit de verdure, à l’orée d’une forêt
Mes yeux se sont fermés alourdis de sommeil
Et alors que mon corps lentement s’enkylosait
Mon esprit construisait le rêve qui s’éveille
A petits pas feutrés les clochettes des fées
Rieuses et enjouées tintaient à mon esprit
Et le vieux goéland de sa voix mélopée
Enveloppait mon songe d’une douce mélodie
Les fées se sont hissées sur les ailes de l’oiseau
Arythmie féerique de cœurs entrelacés
Tandis qu’au loin le pas de Pégase au galop
Martelait de sa course la clepsydre pressée
La participation de Diogène
UNE LARME ECHAPPEE
C'est un écrin de verdure sur l'écran de ses rêves.
Le vent léger peigne les arbres comme une chevelure
Et semble accepter le partage d'ombre et de lumière
Dans la splendeur du matin et la gloire de crépuscule.
Il chante aussi le refrain léger de sa vie,
Destin enivrant d'un murmure d'éternité
Qui entendrait l'infini dans une larme échappée.
Lui, il marche et parle pour repousser une nuit
Qu'il aimerait bien perdre dans une forêt de mots doux.
Cependant, les jardins secrets sont faits ... pour rester secrets,
Et dans cet avenir qui pointe et s'annonce radieux,
Il trouve quelque chose d'incitatif à la respiration du vivant.
Pourquoi passer à côté de la beauté d'un monde
Qui se déposerait sur ses lèvres en battant des ailes ?
Il chante aussi le refrain léger de sa vie,
Destin enivrant d'un murmure d'éternité
Qui entendrait l'infini dans une larme échappée.
Au noir incertain, suspendues par magie au ciel atypique,
Se congratulent les étoiles nombreuses qui le regardent, étonnées.
Diogène
La participation de Marie
PLAISIR D'UN RÊVE
Plage immense de sable blanc et désertique
Juste enluminé par les lueurs de la lune
Bercer par le ressac apathique
De l'océan qui à mon oreille murmure
Allongée dans une totale inertie
N'écoutant que la mélodie des vagues
Corps dénudé offert au souffle agile
D'une brise tiède et impalpable .
Mes pensées s'évadent et dans cette immensité
Traversent le néant du royaume divin
Au dessus des flots, ton esprit retrouver
Et dans l'absolu ne faire plus qu'un .
Dans la pénombre tu m'accompagne
Mon corps incendié de nos étreintes d'hier
Perception subtil , mes sens te réclament
Désir voluptueux , plaisirs solitaires.
Seules témoins de mon éphémère bonheur
Les étoiles amies fidèles de mes jours
Impossible passion qui brûle mon coeur
Lointaine passion qui cèle notre amour .
Sursaut et réveil dans la stupeur, déception
La plage,les étoiles,l'océan,toi déjà tu me manque
J'ai aimé cette nuit,qui m'a donné cette évasion
Où en ton absence mes rêves nous rassemblent .
Marie
La participation de Cristal
SOUVENIRS
Mon être d’exception
Mon miroir de lumière
Mon amour, ma déraison,
Mon jumeau de l’air et de la terre
Pas de phrases édulcorées
Plus de rêves dans du papier doré
De la vague des saisons, restera l’empreinte
mais souffle du temps, je m’évanouis sans teinte
Tant d’incertitudes dans notre vie
Des larmes en secret et sans bruit
Séparation, dans ce cri de l’amour
Cohorte de mots lourds
Ton âme et ton corps en crise
Quand dans ce feu tu m’as oubliée
Je n’étais plus de mise
Mais tu n’as rien à te faire pardonner
Maintenant, tu te livres à moi
Et je me demande pourquoi
Partage encore durant des heures
Même si s’en est allé, pour une autre, ton cœur
Regarde tu disais, la nature renaît
Même cela, tu sembles l’avoir oublié
Et dans mes moments de défaite
« Ce n’est pas toi, relève la tête »
Impuissante je suis, duel en bataille
Je te crie, je te souffle courage
Pour toi je me pose sur un nuage
Ecoute, regarde ce ciel étoilé,
Tant de fois toi et moi l’avons admiré
Et si dure soit cette réalité
Tu te dois d’avancer
Source de lumière, est née notre petite fée
Même séparés, nous restons enchaînés
C’est elle la vie, nous sommes ses racines et ses piliers
C’est notre bonheur à l’état pur, ne l’oublie jamais
Cristal,

Image lygane.centerblog.net
La participation de Marc
Dans nos nuits d’antan
Je quitte tout doucement ma soirée d’homme il est tard
Vous n’avez pas cessé d’être en mon cœur un instant
Vers vous je m’impatiente alors du moindre retard
Pressé je vais vous ravir des instants attendrissants
J’entre avec mon amour et une raie de lumière alliée
Je vous vois et j’écoute la musique de vos souffles
Je vous recouvre et vous chuchote bonne nuit bébé
Si près de vous mille émotions presque m’essoufflent
Vous m’ignorez intrus dans vos belles nuits d’enfants
Moment fabuleux que j’orchestre à plaisir que très tard
J’aime être alors de votre bien-être l’unique intendant
C’est sur vous que je pose mes plus doux regards
J’aimais être affairé en amour dans le confort de vos nuits
Votre doudou préféré à poser près de vous doucement
M’assurer que le froid et le chaud ne provoquent nul ennui
Ensuite je peux entrer dans ma nuit d’homme furtivement
Marc de Metz
La participation d'Anitaya
L’eau et le vent
Du regard vert, d'eaux abyssales,
lac aux profondeurs glaciales,
éclate la goutte lacrymale,
tintinnabule la note de cristal
Ruissellement, purifiante ondée
La vague inonde le rivage,
insoumise lame, sur le visage,
en caresse, par le vent ,ondulée
Frémissement, en dunes ondoyantes,
de la main d'EOLE , frolante,
le plaisir affleure : de peau
effleurée, sous le souffle chaud
Imperceptible , sur la nuque, caressée
Subreptice , sur les lèvres, baiser
Par le courant , transportés,
aux nues exaltantes , soulevés
Anitaya
Et j'y retournerai dans le jardin de mon enfance
Je me promènerai, dans mes rêves d'insouciance
Et je retrouverai le bonheur, l'innocence, les rires
Qui ont déserté mon visage lasse et sans sourire
Et conjuguer au passé mon présent sans avenir
Me laisser entraîner dans la valse des souvenirs
Carressé par une douce nostalgie de faïence
Et peut m'y perdrai-je, dans ces plaines immenses
Sicko
La participation de Fuxy le renard
Une boîte à musique
En remontant la clé d’une boîte à musique
Lentement une danseuse en tutu revient à la vie
Elle s’anime alors dans une danse classique
Evoluant et virevoltant sur elle-même à l’infini
En remontant la clé d’une boîte à musique
Peu à peu un sentiment de paix intérieure
M’envahi jusqu’à me rendre amnésique
Aux agressions sonores du monde extérieur
En remontant la clé d’une boîte à musique
Je me rappelle des moments de mon enfance
En écoutant ces quelques notes mécaniques
Me voici revenu au temps de l’innocence
En remontant la clé d’une boîte à musique
Des images du passé se forment dans ma tête
Reviennent alors en moi des souvenirs authentiques
Tous ces merveilleux moments où l’on faisait la fête
Fuxy, le renard
30 mai 2009

La participation d'Eva
cela me rappelle une petite danseuse
dans une bouteille
joie de tous mes enfants,
mécanisme à remonter
pour la voir tourner et
écouter les petites notes de musique
souvenir ancien
l'enfance oubliée
et coule la vie
Eva
La participation de Maïlyse
Il est l'heure de Sieur Lutin Sommeil
Au pays du Bois des Pins Vermeil,
A la tombée de la nuit étoilée,
Une nuée de lucioles vient accompagner
Le rythme joyeux de Sieur Lutin Sommeil.
On entend au loin son clocheton doré,
Cousu sur son chapeau vert pointu,
Dans sa petite main gauche charnue,
Il fait raisonner son triangle argenté.
Il gambade de demeure en demeure,
Annonçant ainsi les douces heures,
Qui annonce enfin le repos mériter,
Après une journée de dur labeur éreinté.
En cette vallée des bois enchanteurs,
Il est le Maître incontesté hypnotiseur ,
De sa voix et son chant enjôleur
Les habitants sombrent dans le bonheur.
Il est l'heure d'emprunter enfin le chemin,
De cette nuit reposante sans chagrin
Le sommeil n'aura pas besoin de Morphée
Puisque Sieur Lutin Sommeil à le don de veiller
Sur tout ses protégés en des rêves émerveillés...
Maïlyse
le 04/06/09
La participation de Jakline
Elle s’avance, la note gracile
Elle pénètre là dans ton cerveau
Pour un temps elle y élit domicile
Et sans fin dévide son écheveau.
Elle virevolte la mélodie
Dans ses accents profonds et harmonieux
Faut-il voir une noire tragédie
Ou bien une romance d’amoureux ?
Il n’est question que d’amour romantique
Dans la barcarolle du gondolier
Alors que sourd la note humoristique
De la ritournelle du chansonnier
Par sa berceuse la vieille nourrice
Clame l’adoration du nourrisson
Et calme du même élan le caprice
Qui ébranle ce petit enfançon
C’est la petite musique de vie,
Qui nous accompagne au long du chemin
Elle palpite au gré de nos envies
Et se conserve sur un parchemin.
Jakline

